Inscrivez-vous à notre infolettre pour être parmi les premiers informés!
L'histoire de notre torréfacteur : de la Suisse à vous !

L’histoire derrière notre torréfacteur
Notre magnifique torréfacteur n’est pas une machine achetée sur catalogue. Comme la plupart des choses chez Virgin Hill Coffee, il vient avec sa propre histoire.
Comme plusieurs d’entre vous le savent, notre bâtiment original a brûlé trois ans après le début de notre entreprise. C’était en 2008, et nous avons tout perdu. La seule chose qui est restée dans les décombres était notre torréfacteur carbonisé.
Ce moment nous a forcés à reconstruire rapidement. La première priorité était de trouver un nouvel emplacement, que nous avons réussi à sécuriser dès le lendemain. La deuxième était de trouver un nouveau torréfacteur pour poursuivre notre travail.
Trouver la bonne machine
Après des mois de recherche et de nombreux appels à l’étranger, Matthew l’a enfin trouvé : un magnifique Petroncini italien de 1959. Le seul problème, c’est qu’il se trouvait en hauteur dans les Alpes suisses.
À cette époque, la culture du café en Italie évoluait rapidement. Après les années 1950, les cafés espresso devenaient centraux dans la vie quotidienne italienne, et des torréfacteurs comme Petroncini faisaient partie de cette transformation. Ils représentaient un pont entre la torréfaction traditionnelle au tambour et l’émergence de l’ère moderne de l’espresso, où la constance et la répétabilité devenaient aussi importantes que le savoir-faire.
Le propriétaire précédent l’utilisait pour torréfier des noix, du café et des fèves de cacao. Il fonctionnait au bois, ce qui a immédiatement attiré notre attention. La torréfaction au bois est en fait l’une des plus anciennes formes de torréfaction du café, remontant aux premières routes commerciales du café au Moyen-Orient et en Europe, où les petits lots étaient torréfiés sur feu ouvert ou au charbon, bien avant l’arrivée des systèmes modernes au gaz.
Ce n’était pas la solution la plus pratique, mais il avait du caractère, et nous le voulions absolument.
Le sortir des Alpes n’a pas été simple. Il a fallu le charger sur un petit camion plateau européen et le descendre prudemment sur des routes de montagne sinueuses. À un moment, il y a même eu un retard parce qu’une partie de la route avait été emportée par l’eau.
Ensuite, il a été transporté jusqu’au port de Brême en Allemagne avant de traverser l’Atlantique dans son propre conteneur. Il est finalement arrivé au port de Montréal, puis a été transporté jusqu’à notre nouvelle torréfaction.
Le remettre en fonction
À son arrivée, nous avons fait décharger le conteneur directement dans la brulerie. Nous nous souvenons encore du moment où nous avons coupé le cadenas, que nous avons d’ailleurs conservé comme pièce de notre histoire.
Peu après, un technicien local de Waterville, Marc Duquette, est venu installer la machine et la remettre en service. Nous l’avons également convertie du bois au gaz naturel afin de permettre une production stable, tout en conservant son caractère et sa conception d’origine.
Aujourd’hui, notre torréfacteur Petroncini de 30 kg nous permet de garder un processus véritablement artisanal, en torréfiant chaque petit lot à la main avec soin et attention.
C’est plus qu’un simple équipement pour nous. Il fait partie d’une longue tradition de torréfaction du café qui va des débuts sur feu ouvert jusqu’à la torréfaction artisanale moderne, et nous sommes vraiment reconnaissants de travailler avec lui chaque jour.
